Pour bien débuter

Comment choisir son compresseur ?

17 juillet 2017

Le bon compresseur pour aérographe… Pas si évident d’être sûr de son achat ! Surtout quand on constate les prix qui peuvent rapidement dépasser ce que l’on s’imaginait… Pour rester dans quelque chose d’abordable et de fiable, voyons dans un premier temps les critères sur lesquels nous devons nous concentrer pour éviter les mauvaises surprises des le départ.

 

Personnellement, j’en parle d’ailleurs dans mon article précédent comment choisir son aérographe, je me suis orienté directement sur un pack. Pratique pour commencer. Pas trop de questions à se poser, vous avez votre aérographe et votre compresseur adapté, simple d’utilisation, relativement fiable pour un budget plus ou moins onéreux selon l’aérographe de vos rêves bien évidemment.

Pour un début à moindre coup, rien à signaler ! 😉

 

  1. Le compresseur avec ou sans cuve
  2. Quel type de compresseurs ?
  3. La capacité du compresseur et le débit
  4. Les autres fonctionnalités

 

1 – Le compresseurs avec ou sans cuve

 

Les deux catégories principales

  • Compresseur à cuve
  • Compresseur sans cuve

 

Le premier coûte un peu plus cher, mais je vous conseille vraiment de vous orienter vers le compresseur à cuve. Ce n’est pas obligatoire bien évidemment, vous pouvez travailler sans cuve si vous le souhaitez.

 

Un moteur, une pompe et un réservoir. Le moteur actionne une pompe qui aspire et comprime l’air à une pression supérieure. Il est stocké dans la cuve qui permet d’accumuler la pression à l’intérieur, le compresseur s’arrête par la suite ce qui laisse le moteur se reposer, puis redémarre quand la cuve ce vide au fur et à mesure que vous travaillez. Cela permet de travailler plus longtemps, sans interruption et augmente la durée de vie du moteur de votre compresseur.

 

Point négatif ceci-dis, un compresseur avec cuve est moins facilement transportable

 

Un compresseur sans cuve tourne sans interruption et chauffe plus vite pour une utilisation moins prolongée. Vous aurez donc une durée de vie réduite et le risque de rencontrer des problèmes un jour.

 

2 – Quel type de compresseurs ?

 

D’accord la cuve c’est très bien, mais quel modèle serait le plus intéressant pour peindre à l’aérographe ? Il existe énormément de modèles, mais nous allons grandement raccourcir la liste du point de vue de l’aérographie avec les trois suivants

 

  • Le compresseur à air, “classique” 

 

Compresseur Classique Aérographe

C’est tout simplement le compresseur que nous connaissons tous. Il est assez gros et fait pas mal de bruit, (environ 100db) le plus souvent destiné à des tâches “extérieurs” du type gonflage de pneu. Existe en Mono-cylindre ou Bi-cylindre, système d’entrainement par courroie…

 

Ce genre de compresseurs, en plus d’être très bruyant, prend beaucoup de place et ne vous permet pas forcement de peindre sans que votre voisin ne vienne vous expliquez ce qu’il en pense, surtout en milieu urbain. Il a cependant l’avantage d’avoir une cuve et un débit d’air relativement important ainsi qu’une puissance et une pression plus grande. Il vous assure donc un travail de longue durée face à des tâches de grandes ampleurs comme peindre King-Kong sur votre capot de voiture ou encore représenter les 150 premiers Pokémons sur les quatre mures de la chambre de vos enfants.

 

Il n’est pas prévus, de nature, pour l’utilisation à l’aérographe donc faite quand même attention à la dimension du tuyau de raccordements à votre appareil. En général celui de l’aérographe est en 1/8ème tendis que celui de ces compresseurs est en 1/4e.

 

Pour les Bi-cylindres, la présence de plusieurs cylindres vous assurent une meilleure pression d’air. Ils possèdent plus de puissance et de débit d’air qu’un Mono-cylindre et ils sont particulièrement utilisés dans la peinture sur carrosserie. Le Mono-cylindre lui, est moins puissant, mais reste tout aussi pratique pour les grands travaux.

 

Le cylindre en fonte et une bonne lubrification permettent un refroidissement plus rapide. Evitez les modèles sans huile (plus bruyant) et en aluminium (chauffe plus).

 

Il existe également des compresseurs portatifs, plus petits à plus faibles capacités, qui font le compromis. Existant avec de petites cuves, jusqu’à 20 litres environ, mais sera peut-être un peu juste en fonction de la tâche que vous souhaitez accomplir.

 

Plus votre compresseur à de la puissance, plus il coutera cher. Vous en trouverez dans une branche de prix très large.

 

  • Le compresseur à piston sec

 

Compresseur à piston sec pour aerographe

Probablement le choix le plus sollicité par les peintres aérographes, notamment débutant. Moi y compris lors de mon premier achat. C’est le type de compresseur que l’on retrouve dans le pack dont je vous avais parlé. Ils existent avec ou sans cuve, mais nous allons comme toujours privilégier la cuve.

 

l’avantage est qu’il n’est pas compliqué d’utilisation. Il ne nécessite qu’une vidange par an, très simple à faire. Il est assez léger, pas encombrant et silencieux (environ 50db). Vous pouvez donc l’utiliser sans soucis même en appartement ! Egalement, il n’est pas très cher, comparé à ces deux homologues ci-dessus et ci-dessous. Directement adaptable à votre aérographe au niveau du tuyau, fournit avec son filtre à air, Mano-détendeur… Il est totalement prévu pour cette utilisation.

 

Cependant, vous serez tout de même limité en terme de capacité au sens large. Le mien par exemple, un RM3500+ (image ci-dessus), possède un débit, puissance et pression acceptable pour toute tâche simple et petit travaux (Travail sur toile, skate, instrument, petits dessins…), mais reste limitée pour les grandes œuvres.

 

Si vous vous lancez dans la carrosserie par exemple, vous rencontrerez des difficultés comme le fait d’être rapidement coupé dans votre travail ou encore si vous utilisez un couple (buses/aiguilles) important, ce compresseur pourra rapidement avoir du mal à suivre la cadence de débit d’air.

 

Cela reste, de mon avis personnel, un bon premier achat pour débuter l’aérographie simplement, sans trop se prendre la tête. Vous pourrez correctement vous exercez sans dépenser des centaines d’euros dans un compresseur ultra performant d’entrer de jeux.

 

  • Le compresseur à bain d’huile

 

 

Nous arrivons à notre dernier candidat qui est également le meilleur choix pour tout peintre aérographe. Le compresseur à bain d’huile est celui utilisé par beaucoup de professionnel. C’est également le compresseur le plus silencieux (environ 40db, l’équivalent de votre réfrigérateur, basé sur le même fonctionnement sans le refroidissement. Le moteur trempe dans le bain d’huile ce qui atténue les vibrations).

 

Il possède une cuve plus importante que ceux à piston sec, mais moins que les compresseurs classiques (jusqu’à 25L environ) avec un débit variable mais largement correcte à l’utilisation de l’aérographe. Ces deux facteurs jouent sur le prix de ce compresseur qui malheureusement, reste très élevé. Il vous faudra donc un budget conséquent pour vous en offrir un (minimum 200€ pour une cuve de un litre).

 

De plus, il convient de vérifier de temps à autres l’huile présent dans le compresseurs. Une huile spéciale prévu à cet effet, mais vous pouvez la garder assez longtemps à l’intérieur sans soucis.

 

Il existe un modèle avec un moteur classique lubrifié, moins onéreux, mais plus bruyant.

 

Lire plus de commentaires sur le compresseur à bain d’huile sur Amazon

3 – La capacité du compresseur et le débit

 

 

Fiche Technique Compresseur à Piston Sec

La capacité est symbolisée par la taille de la cuve. Les petits compresseurs pour aérographe, très simple et commun comme celui à piston sec ont une capacité assez faible, 3 litres pour celui-ci. Plus votre capacité est grande et plus le compresseur accumule d’air et donc, permet de travailler plus longtemps sans se remettre en route rapidement. Un compresseur de ce type convient donc très bien pour faire de l’aérographie au début, rapport utilisation/prix sauf si vous visez de lourd travaux (carrosserie, fresque murale)

 

Bien entendu et vous vous en doutez, un compresseur possédant une cuve de 100 litres fera bien plus de bruit et prendra plus de place (équivalent d’une tondeuse à gazon pour le bruit, environ 100db) qu’un compresseur de 3 litres, qui reste assez silencieux (équivalent d’un appareil ménagé, environ 50db). Cependant, le compresseur de 100 litre redémarrera beaucoup moins souvent que le plus petit, ayant une plus grande contenance il peut se passer pas mal de temps avant qu’il se remette en route selon la tâche que vous voulez effectuer.

 

là où une plus grande capacité peut nous intéresser, c’est donc pour les travaux importants. Par exemple la carrosserie voiture ou les fresques murales. Ce travail demande du temps, parfois plus de pression. Un compresseur à plus grande capacité est donc plus utile pour ce genre de travail.

 

Il existe également des compromis pour les tâches intermédiaires type décorations sur casques, ou un compresseur de 25 ou 50 litres peu également être tout à fait approprié. Smile

 

Il est tout de même préférable d’avoir une cuve plus petite sur son compresseur et un moteur plus puissant, plutôt qu’une cuve très grande et un moteur à faible puissance.

 

De plus, une plus grande cuve et un plus grand débit “litres/minutes” est bien plus adapté pour un couple (buse/aiguille) plus grand, le contraire (petite cuve et petit débit + couple plus grand) amènera votre compresseur à ne jamais s’interrompre à cause du débit trop important de l’aérographe et éventuellement avec un peu d’insistance, à griller…

 

Pour finir, le facteur important, au-delà de la capacité de la cuve qui est moins primordiale, la capacité d’aspiration ou débit “litres/minutes”. C’est lui qui vous informe à quelle fréquence votre compresseur va redémarrer en fonction de sa capacité. Il doit idéalement être 1,5 fois supérieure à la consommation “litres/minutes” de votre aérographe. Privilégiez un débit ‘litres/minutes” plus grand, entre 30 à 50 ou plus, pour les grands travaux et de 20 à 30 pour les petits travaux, tout dépend de votre objectif comme toujours

 

Généralement, comme l’aérographe ne s’utilise pas en continue, vous ne devriez pas rencontrer de soucis, mais n’oubliez pas ce point important et pour être tranquille à ce niveau la, n’achetez jamais un compresseur dont la capacité d’aspiration est inférieure à 20 litres/minutes !

 

4 – Les autres fonctionnalités

 

  • Le Mano-détendeur

Mano-détendeur

Un autre point essentiel de votre compresseur, le Mano-détendeur. Il vous permet de gérer la pression désirée qui arrivera dans votre aérographe à l’aide d’un bouton de réglage situé au côté du manomètre. Généralement 90% des compresseurs en possède un donc pas de soucis à se faire de ce côté-là.

 

Le réglage de la pression dépend essentiellement de votre utilisation. Si vous êtes maquettiste par exemple, 1 à 2 barres suffisent généralement, mais vous pouvez l’augmenter au-delà suivant vos besoins. Sur toile, carrosserie ou même pour le nettoyage de votre aérographe..

 

  • Le filtre à air

 

Filtre à air

Le filtre à air, qui se trouve généralement au-dessous de votre Mano-détendeur, permet de filtrer l’humidité. Sans elle, vous vous retrouverez avec de l’humidité dans la cuve voir dans le tuyau ce qui ne plaira pas beaucoup à votre aérographe. Je vous conseille donc un compresseur avec cette option, ou de l’acheter en parallèle si vous décidez d’acheter un compresseur qui n’en possède pas.

 

  • Le Pressostat

 

Le pressostat fait office de détecteur pour votre compresseur. Il permet par un message électrique de relancer le compresseur quand la pression de la cuve descend un peu trop.

 

  • Soupape de sécurité

 

Une soupape qui s’ouvre pour libérer l’air sous pression et éviter les accidents, en cas de surchauffe et défaut de fonctionnement du pressostat

 

 

En définitif ! l’essentiel que vous devez retenir, pour un achat judicieux selon moi, c’est de choisir un compresseur avec cuve, possédant les fonctionnalités du point “4” de cet article et surtout, de baser votre achat en fonction de vos objectifs à peindre (capacité et un débit important pour de grands travaux et moins importants pour les petits), ainsi que votre aérographe et votre espace de travail.

 

 

Je vous laisse en complément de cet article, une petite vidéo explicative sur le sujet très bien réalisé, par Zenkuro du forum HobbyForever (Maquettiste et univers du Gunpla)

https://www.youtube.com/watch?v=eGRcwmjaF5w

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