Initiation à l'aérographe

Mon parcours à l’aérographe : l’Initiation – Partie 02

14 novembre 2017

Je vais vous présenter dans cet article les œuvres que je réalise au fur et à mesure de ma progression pour concrétiser mon défi de devenir peintre aérographe en 1ans !

Je tiens à préciser que je vais être totalement transparent avec vous dans cette partie liée à l’initiation, abordant ici les réalisations 5 à 8 et vous montrer jusqu’à ma création la plus ridicule qui soit ! Le tout dans le but d’expliquer mes erreurs commises et les choses que j’ai pus faire ou ne pas faire pour progresser au mieux. De la technique jusqu’au choix du matériels, analysons pas à pas les bonnes méthodes à adopter pour devenir peintre aérographe Smile

Suite de l’article, mon parcours à l’aérographe : l’initiation – Partie 01

 

 

005 – Monokuma (Danganronpa) (10/08/2017)

 

 

Monokuma à l'aérographe

 

 

  • Aérographe Infinity CR Plus (0,2)
  • Peinture Golden High Flow (Noir et Rouge)
  • Papier A4 Bristol 250g/m²

Les plus grands fans de japanimation le reconnaîtrons, il s’agit du petit personnage “Monokuma” de l’œuvre d’animation et jeux-video Danganronpa que je conseils à toutes personnes intéressés par les mangas et l’univers de la japanimation Winking smile

En voyant le résultat de mon mannequin de Guerlain (voir l’article précédent) j’avais décidé de me rabattre sur des personnages plus simples. L’avantage, c’est de pouvoir travailler les volumes, les ombres et au passage, la maîtrise de la dilution. Apporter de la profondeur et s’améliorer sur les reliefs.

Monokuma est facile et c’est justement pour cela qu’il est intéressant. On peut s’habituer à la prise en main de l’aérographe plus facilement, travaillant sans frustrations. Il ne demande que du noir, si l’on exclut le rouge de son œil gauche. Bien plus simple pour débuter.

Il nous permet donc de travailler contrastes et volumes, tout cela, en vous permettant de réaliser quelque chose à la fin. (j’entend, de plus sympa qu’une sphère ou un cylindre par exemple, même si ces derniers sont une base incontournable en tant que débutant)

 

 

Vous n’avez donc pas l’impression d’avoir travaillé sans peindre vraiment quelque chose et par conséquent, d’avoir progressé un peu plus dans le monde de l’aérographie, en plus de l’expérience de texture que la réalisation apporte.

Cependant, beaucoup de défauts subsiste. Les traits du pochoir sont bien trop visible. Le pochoirs autour de l’œil est raté. Les parties réalisées à main levée sont absolument horribles (je pointe les dents du doigt bien sûr Green with envy )

Le fond ne ressemble à rien du tout, mais c’était intentionnel, me concentrant avant tout sur le personnage. Cela rend tout de même la chose assez fade quand on observe de loin.

 

 

J’ai bien trop chargé en peinture dés le départ. C’est à dire que la densité de peinture projetée est trop importante pour une première projection et donc, cela fonce beaucoup trop. C’est un problème et une chose à éviter, car cela ne permet pas de rattrapage en cas d’erreur avec les gommes et également, amène un risque de directement trop foncer par rapport à notre modèle.

Ce phénomène est particulièrement à surveiller lorsque l’on utilise des pochoirs. On a tendance à plus marquer les traits étant donné que l’on ne voit pas le support. On arrive au résultat, comme ici, avec une structure beaucoup trop chargée.

Par conséquent, pensez à y aller petit à petit, en diluant un maximum pour avoir une projection légère lors de chaque voile de façon à foncer la zone désirée progressivement. Cela permettra d’avoir une structure faîte à partir du pochoir moins marquée dans le résultat final.

006 – Batman (15/08/2017)

 

 

 

Batman à l'aérographe

 

 

    • Aérographe Infinity CR Plus
      (0,2)
    • Peinture Golden High Flow (Noir et
      Rouge)
    • Papier A4 Bristol
      250g/m²

Alors oui, je sais… C’est Batman. Mais si, le justicier dans la nuit… Non.. ? .. Gotham City ? Rolling on the floor laughing

Complètement raté, j’ai souhaité me lancer sur une image de super-héros que j’ai trouvé vraiment très belle, mais encore bien au-delà de mon niveau.

Sous conseils de certains de mes aînés j’ai donc mis ce travail au tiroir, inutile de se faire mal plus longtemps.

En premier lieu, l’image de base en elle-même demande beaucoup trop de détails pour mes compétences actuels et rend donc le travail plus compliqué, notamment sur une feuille A4 Bristol assez petite.

Mais cela n’excuse rien, puisqu’il manque énormément de tracés basiques, également, ceux mis en place sont mauvais et ne représentent pas assez le modèle. Manque de maîtrise de l’aérographe, de patience, de connaissance… Et un travail trop compliqué pour l’initiation.

La gestion du noir et du blanc sur le personnage est mauvaise. En effet, les trais sont bien trop grossier et les zones plus clairs (gommage) le sont tout autant, donnant un aspect très peu travaillé. Cela amène un résultat très différent du modèle d’un point de vu contraste, ombrage et relief… Confused smile

Le fond rend le tout extrêmement fade. C’est indigeste au possible. Les couleurs utilisées doivent subir tout un travail supplémentaire pour parvenir à des teintes très spécifiques qui apportent une atmosphère particulière à l’œuvre.

Un gros travail des couleurs étant nécessaire, je compte bien m’améliorer de ce coter là lors de mes futures réalisation Winking smile

Inutile de s’attarder plus longtemps sur cette tentative ratée. J’ai trouvé néanmoins intéressant de partager celle-ci avec vous, une véritable tentative ratée.

Je m’y remet de ce pas pour de futurs descriptions plus intéressantes. Patience et apprentissage.

 

 

007 – Kadabra (Pokémon) (20/08/2017)

 

 

 

Kadabra à l'aérographe

 

 

    • Aérographe Infinity CR Plus
      (0,2)
    • Peinture Golden High Flow (Couleurs)
    • Papier A4 Bristol
      250g/m²

De la même manière que je l’explique un peu plus haut pour Monokuma, je trouve les personnages tels que les Pokémons idéales pour travailler les couleurs, les volumes et les contrastes de manière simple.

 

 

Le travail des couleurs s’améliore. Je suis parvenus à un mélange plutôt “normal” de jaune, rouge et brun en testant des mélanges jusqu’à trouver les bons coloris.

J’ai pris plus de temps pour réaliser Kadabra et faire attention aux points de lumières, parties plus sombres ainsi qu’au dosage de la dilution des couleurs. C’est plus complexe qu’avec un simple noir et blanc, et cela ma fait travailler la maîtrise des couleurs et des dégradés d’une bien meilleur façon qu’avec le Batman. Ce fut un excellent exercice.

Pour une fois, cela rend justice à ce Pokémon qui ressemble à son modèle  Just kidding

Je ferais probablement un article dans le futur au travers du quel je parlerais des couleurs et des mélanges de couleurs de façon détaillé.

Je n’ai également pas utilisé de pochoir excepté pour le contour du Pokémon. De plus, il y a cette fois-ci un fond, unis certes, mais un fond. À noté, quelques pointes de jaune qui dépasse sur ce dernier, ce n’est pas bon, je ne l’ai pas protégé correctement. Thinking smile

Faire donc de son mieux pour protéger le personnage (ou personne, animal, etc…) puis faire le fond, et, à l’inverse, protéger le fond et faire le personnage par la suite.

Rien à ajouter pour ce Kadabra si ce n’est de prendre bien son temps, toujours plus fin et précis et d’essayer de bien faire correspondre les couleurs par rapport au modèle, le tout sans oublier la gestion de la lumière.

Commencer par les parties sombres à fin de poser des le début les endroits les plus foncés, puis, avec la dilution, donner le clair petit à petit dans les zones appropriés. Cela permet de mieux gérer le degré d’obscurité (difficilement rectifiable) puis de tendre tranquillement vers le clair en respectant au mieux le modèle.

Le contraire peu amener rapidement à être trop intense sur les zones clairs et donc, encore plus sur les zones foncés qui le deviennent vraiment trop.

Pas évident la première fois, il n’est pas parfait mais avec l’entrainement, ça devrait s’améliorer !

008 – Casca (Berserk) (11/09/2017)

 

 

Casca à l'aérographe

 

 

    • Aérographe Infinity CR Plus
      (0,2)
    • Peinture Golden High Flow (Noir et Blanc)
    • Papier A4 Bristol
      250g/m²

Ma plus grande fierté jusqu’à présent. Il s’agit de Casca, personnage du célèbre Manga Berserk.

Je suis revenu à du noir et blanc et j’ai travaillé une nouvelle technique, indispensable lorsque l’on peins à l’aérographe. je veux bien sur parler de la texture des cheveux.

 

 

Ici, elle ne rend pas si bien que ça, mais l’effet manga palis ce défaut et réclame cet aspect. Normalement, c’est beaucoup plus précis, avec plus de reliefs et de détails.

Je ferais un article sur la réalisation des cheveux dans le futur, mais ce n’est pas si compliqué à réaliser Smile

C’est avant tout ; savoir faire des traits assez fin à l’aérographe et savoir texturer.un minimum (en effet, on entrecoupe les légers voiles successifs à l’aérographe avec des passages à la gomme, crayon gomme, crayon fibre…. Ce qui donne ce rendu au final)

Article : 5 Outils indispensables pour texturer

Bonne utilisation du pochoir pour mettre en place la base de la structure, les proportions du personnage.

Par voile assez léger au contraire du Monokuma tout en haut, son utilisation ce voit très peux. C’est donc un bon point.

Amélioration en terme de finesse du tracé, de manière générale.

Beaucoup plus de temps. ce qui est très important. À chaque réalisations, toujours plus de patience, toujours plus de temps, toujours plus de détails. Précisions et maîtrise de l’aérographe oblige amenant au réalisme au fur et à mesure de la progression ! Punk

La gestion des ombres et de la lumière s’améliore amenant profondeur et volume au personnage.

Concernant l’épée, je cherche à obtenir un gris plus spécifique et décide donc d’ajouter une goute de blanc tout en ajustant mon dosage du noir. J’utilise pas la suite quelques caches découpé de mon modèle préalablement imprimé, puis je les utilises pour définir certain tracé comme la ligne du milieu de la lame par exemple. Pour la texture, je procède avec les mêmes outils que les cheveux, variant entre le crayon gomme et le crayon  fibre.

 

 

En définitif, plutôt satisfait de cette réalisation, montrant que les gestes s’affinent et montrent plus de maitrises avec le temps. Mais la route est encore longue avant d’obtenir des bases solides et parvenir jusqu’à un portrait réaliste. Volonté, obstination et persévérance.

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  1. Salut Claire, merci beaucoup ! 🙂
    Monokuma a demander environ 7h de travail
    Casca, plus travaillée, environ 2 jours

    On a souvent tendance à aller vite au début, mais prendre son temps est important pour travailler les différents effets (textures, contrastes… ) , la gestion du temps s’améliore à mesure que l’on progresse

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